Quelle est la valeur de mon vinyle? Combien coûte ma collection de disques?

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Quelle est la valeur de mon vinyle? Combien coûte ma collection de disques?

Le WaxBuyersClub ne vous propose pas seulement de recevoir chaque mois un disque vinyle chez vous grâce à son abonnement « box » vinyles. Nous sommes aussi là pour vous aider, répondre à vos questions qui concernent le monde du 33 tours, que l’on adore!


 

Regarde mon vinyle vintage des Beatles, je suis certain qu’il vaut une fortune!

Vous avez déjà entendu cette phrase, et peut-être même que vous l’avez vous même prononcé…

BEATLES

Du fait de notre activité, nous recevons quotidiennement des mails de particuliers désireux de connaitre la valeur de leur collection de disques vinyles. Par manque de temps principalement, nous proposons le plus souvent d’aller jeter un oeil du coté discogs.com qui est devenu en 10 ans le meilleur outil d’évaluation de la « côte » d’un support musical. Pour rappel, discogs est une base de données en ligne multi-support sur les CD, K7, DVD et bien sûr les vinyles.

En réalité, donner une valeur à un disque vinyle dépend d’une multitude de facteurs qui rendent l’exercice assez délicat. Nous allons essayer dans cet article d’en faire le tour.


 

Avant de commencer, une précision s’impose : les vinyles sont faits pour être écoutés avant tout. Si vous souhaitez gagner de l’argent en spéculant sur la valeur d’un disque… c’est à la fois un peu stupide et inutile. On vous conseille d’investir dans le vin ou l’immobilier. On tombe de temps en temps sur des articles relatant l’incroyable histoire du type qui a trouvé une caisse des premiers 45 tours d’Elvis… mais honnêtement vous avez plus de chances de gagner au loto.

La valeur d’un vinyle, ou de votre collection de vinyles, sera toujours subjective. Les vinyles les plus « chers » de ma collection ne sont pas forcément ceux que j’écoute le plus souvent ou ceux que je mettrais dans mon top 5 (Top 5 qui change régulièrement, bien sûr).

Sachez également Discogs est le moins mauvais des outils pour évaluer objectivement la valeur marchande d’un disque vinyle mais attention tout de même : 14 exemplaires du vinyle des Beatles en photo ci-dessus est disponible sur discogs, de 0,68€ à plus de 80€, mais qui ne s’est jamais vendu sur le site.  Il est donc difficile d’en donner une valeur précise mais on peut tout de même établir quelques règles basiques dans l’évaluation de la valeur d’un disque :

1. La valeur d’un disque dépend de son état…

Nous l’avions rapidement évoqué dans cet article : il existe un système d’évaluation de l’état d’un disque vinyle. Meilleur sera l’état du disque moins il aura perdu de sa valeur par rapport à un disque neuf.

Si il s’agit d’un disque ancien, alors sa valeur marchande pourra être plus élevé que sa valeur d’origine.

– Mint (M) : Le disque est parfait, la pochette également. Il n’a certainement jamais été joué, il est peut-être encore sous blister.

– Near Mint (NM ou M-) : le disque est presque parfait. La plupart des revendeurs honnêtes ne mettent jamais de notes M à leurs disques de seconde main tout simplement parce qu’un disque ne peut être parfait. La pochette ne doit pas montrer de signes d’usures ou de défauts. Les pochettes internes, paroles, poster doivent répondre aux mêmes critères. Le vinyle est aussi dans une condition très proche du neuf. Si l’on ne prend pas en compte la note M, les disques NM ou M- sont ceux qui ont le plus de valeur.

– Very Good Plus (VG+) : Par rapport à NM, le prix doit être divisé par 2. La pochette a été manipulé et le disque a été joué à de nombreuses reprises par un propriétaire attentionné. La surface du disque montre des signes d’écoutes nombreuses (regardez donc vos disques les plus joués près de l’étiquette centrale au niveau du sillon sans fin : vous verrez les traces laissées par le saphir). L’usure général du disque n’affecte pas le confort d’écoute. La pochette du disque peut-être un peu pliée ou froissée à certains endroits. Une étiquette de prix a pu être retirée sans précaution et avoir arraché une petite partie de la pochette. Les disques en VG+, à condition que le prix soit raisonnable, sont tout à fait acceptable. N’oubliez pas que l’on parle parfois de disques qui ont plus de 40 ans!

– Very Good (VG) : Le prix est divisé par 4 en comparaison à une copie NM. On retrouve tous les défauts du disque VG+, en plus prononcés. Le bruit de surface du disque s’entend largement sur les silences, même après un passage dans la Knosti Anti-Stat. Le bruit de surface du à l’usure du disque ne va pas jusqu’à vous empêcher d’écouter confortablement votre disque.

– Good (G), Good Plus (G+) : Entre 10 et 15% de la valeur d’un disque « M ». Pour reprendre les termes de discogs : Bon ne signifie pas mauvais! Un vinyle G ou G+ peut-être joué du début à la fin. Il ne saute pas, le sillon n’est pas rayé. Mais le bruit de surface est significatif tout au long du disque. La pochette est usée, pliée et peut-être un peu arrachée à certains endroits. Si c’est un vinyle qui n’est pas rare, passez votre tour. Si il s’agit de la baleine blanche après laquelle vous courrez depuis des années : foncez! (mais continuez à chercher une meilleure copie…).

– Poor (P), Fair (F) : De 0 à 5% d’un disque « M ». Le bruit de surface est trop élevé ou le disque trop voilé pour pouvoir être joué. Le disque est rayé. La pochette a pris l’eau, est trop abimée ou recouverte d’écritures. A éviter sauf si vous souhaitez vous mettre au Frisbee.

 

Les Derniers vinyles ajoutés dans la boutique du Wax Buyers Club :

 


 

 

2. … et de sa rareté.

Thriller de Michaël Jackson est le disque le plus vendu de tout les temps, suivi par Back In Black d’AC/DC et The Dark Side Of The Moon des Pink Floyd. Ce sont des disques qui ne sont pas difficiles à trouver, en pressage original, en repress, chez votre disquaire ou dans les vides-greniers.

Sauf à chercher le first press britannique de Pink Floyd en état Mint ou la version australienne de Back In Black, il est déraisonnable de payer plus d’une dizaine d’€ pour un pressage français de ces disques en état NM. Mais c’est aussi parce qu’ils ont été énormément vendus que beaucoup de collectionneurs souhaitent avoir ces disques dans leur collection. Réfléchissez donc : si vous ne trouvez que des occasions à plus de 25€ dans les vides-greniers ou sur ebay… pourquoi ne pas prendre un pressage neuf réédité? ça sera moins cher et vous n’aurez pas de mauvaises surprises.

En règle générale, un pressage original verra sa valeur être dépréciée du fait de son état et appréciée du fait de sa rareté. C’est exactement l’inverse pour les disques réédités. En partant de ce constat, les disques vinyles qui ne sont pas réédités et qui sont recherchés peuvent atteindre des prix très élevés.

Un exemple? les 2 premiers albums de MC Solaar ne sont pas réédités (y compris en CD) et ne sont pas disponibles sur les plates-formes de streaming pour des raisons de droits. L’ABCDR du Son a très bien expliqué pourquoi ici.

De ce fait, ce sont des disques difficiles à trouver et assez recherchés : ils ont donc une grande valeur.

Un autre exemple? Les superbes compilations Shaolin Soul : Le prix d’occasion des premiers pressages a chuté suite au repressage de 2014.

Ne comptez donc pas sur vos disques rares pour financer votre retraite… Sauf à posséder le White Album des Beatles n°0000001.

Un disque ne sera donc rare qu’à partir du moment où vous avez plus de demande que d’offre. Pour faire simple : un disque pressé à 500 exemplaires pourra avoir de la valeur si plus de 500 personnes le veulent. En théorie donc, votre exemplaire G+ du Saturday Night Fever des Bee-Gees peut valoir de l’or…

Mais d’autres éléments peuvent intervenir dans la rareté d’un disque :

– Pressage étranger : Selon où vous vous trouvez, un pressage étranger ne l’est pas. Un collectionneur complétiste argentin accordera une plus grande valeur aux vinyles pressés en Europe. Si vous lisez ces lignes en France, c’est à priori l’inverse. Et tous les pressages ne se valent pas : pour des raisons évidentes de qualité les pressages japonais ont une plus grande valeur marchande.

– Pressage Promo : Il s’agit de disques envoyés à la Presse pour promouvoir la sortie d’un album. Ils sont en général d’aspect différent (la pochette le plus souvent) et en nombre inférieur au pressage « grand public ». Plus rare… plus cher.

– Test Pressing : Avant de valider le pressage d’un album, il est nécessaire de vérifier la qualité de la matrice. Ce sont des disques très rares et qui peuvent donc atteindre des prix très élevés. Ils sont reconnaissables à leur étiquette centrale blanche.

– Édition limitée : Ce sont des disques le plus souvent en précommande sur les labels des artistes qui sont très recherchés par les fans et donc difficile à trouver. Ne les cherchez pas : un fan l’aura trouvé avant vous et sera prêt à mettre BEAUCOUP plus d’argent.

– Époque du pressage : Les vinyles des années 90 constituent le gros des vinyles les plus chers sur le marché de l’occasion : c’est l’âge d’or du CD et très peu d’exemplaires des albums de groupe comme les Smashing Pumpkins, Green Day, Blur, Nada Surf, RCHP ont été pressés à l’époque. Les pressages originaux atteignent donc des prix assez élevés.

Sachez enfin qu’un disquaire ne pourra jamais vendre un disque vinyle au même prix qu’un particulier en ce qui concerne les disques d’occasion. Les disques neufs en provenance des labels et des distributeurs ne peuvent pas être vendus par des particuliers. Plusieurs facteurs rentrent en ligne de compte :

– Un professionnel paie la TVA : le taux s’élevant à 20%, l’écart entre 2 disques identiques doit être au moins de 20%.

– Le professionnel paie un loyer et se paie un salaire au minimum : cela impact le prix de vente du vinyle d’occasion.

– Comme nous le disions en introduction à cet article, nous sommes souvent contactés pour racheter des collections de vinyles en « lot ». Les particuliers, sauf exception, ne sont pas sollicités et peuvent passer à coté de ce type d’offre. Le professionnel achète des disques d’occasion pour les revendre. Un particulier a souvent « hérité » de la collection qu’il revend et pour laquelle il n’a pas déboursé 1€.

Votre disquaire est un professionnel, au même titre que votre pharmacien ou votre boucher. Si vous avez un doute sur la valeur d’un disque, n’hésitez pas à lui poser la question. Il vous répondra dans la mesure de ses connaissances, mais il vous répondra honnêtement.

 

Mais ma collection de vinyles, combien vaut-elle exactement? 

Discogs dispose d’un outil très puissant, mais à prendre avec des pincettes. Si vous avez la patience de rentrer votre collection de disques dans votre profil discogs, alors vous aurez accès la valeur basse, moyenne et haute de votre collection. Il s’agit bien sûr d’une estimation, basée sur les 10 dernières ventes des vinyles vendus sur discogs. Si vous vous trompez en rentrant les infos, votre collection peut vite devenir sous ou surévalué.

Discogs

Et si vous avez encore des questions, l’équipe du Wax Buyers Club est là!

 

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ED Fontaine
ED Fontaine
Hello ! Je suis Ed, le fondateur du Wax Buyers Club ;)

1 Comment

  1. steventempleraud dit :

    Très (très) bon article ! Tout y est … de plus Discogs est LA solution permettant d’archiver sa collection, déterminer sa valeur et surtout, réaliser sa « wantlist » pour les prochains achats.
    On y retrouve même les réf. du Wax 😉

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